Le monde de la culture et précisément de la littérature et du cinéma déplore le décès de l’un de leurs talentueux membres : Jean-Claude Carrière. L’homme pétri de talent qui n’était aucunement malade s’est éteint le 8 février dernier dans son sommeil à l’âge de 89 ans. Zoom sur cet homme aux casquettes diverses.

Un littéraire et cinéaste de renom

Jean-Claude Carrière se qualifiait de « conteur ». Il collabora notamment avec Luis Bunuel, Philippe Garrel et Jacques Deray. Il mélangeait avec aisance littérature et cinéma et était très apprécié et par la critique et par le public. 80 ouvrages de tout genre (essais, récits, dictionnaires, fictions…) portent sa signature. Il en est de même pour plus de soixante scénarios.

Jean-Claude Carrière pense avoir exploré toutes les formes d’écriture. C’était un homme solide et costaud avec une courte barbe et une petite moustache. Il gardait aussi les cheveux courts et adorait effectuer de nouvelles rencontres et nouer des liens d’amitié. Les rencontres de son existence qui furent notables pour lui sont Luis Bunuel et le dramaturge Peter Brook.

Au cinéma, nous pouvons noter son empreinte dans les films comme :

  • Le retour de Martin Guerre écrit par Daniel Vigne (il en remporta un césar pour meilleur scénario en 1983) ;
  • Cyrano de Bergerac écrit par Jean-Paul Rappeneau ;
  • Le Journal d’une femme de chambre ;
  • Taking Off;
  • Le tambour ;
  • L’insoutenable légèreté.

Un athée passionné des religions

Jean-Claude Carrière se revendiquait totalement athée. Pourtant, il était passionné par l’étude des religions. Il produisit des ouvrages sur l’hindouisme et le bouddhisme. Il étudia aussi le christianisme si bien qu’il en publia un roman réputé, « La controverse de Valladolid ». 

En réflexion perpétuelle, ce littéraire cinéaste effectua également des travaux sur l’Islam. En ressortirent des traductions de poésie persane produites en collaboration avec son épouse l’Iranienne Nahal Tajadod.

Il n’est nul besoin de rappeler que la culture vient de perdre un valeureux soldat. Toutefois, ses œuvres continueront d’être honorées.